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Forum O Tempora, 500-1500 Administrateurs :Lorenzo, Chiara La Piemontesa
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forum Index du forum forumDébats forumreconstitution et recherche identitaire

Auteur : Sujet: reconstitution et recherche identitaire  Bas
 Wilhelm
 Messages postés : 63
  Posté le 08/11/2006 18:09:30
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EN fait on en revient à l'éternelle question;"pourquoi est-ce qu'on fait de la reconstitution?"
Je me demandais comment le Moyen-Age pouvait bien intéresser les passions à ce point? Croyez-vous qu'il y ait un lien entre reconstitution historique et recherche identitaire? J'ai l'impression que les deux sont étroitement liés. Mais avant d'avancer moi-même plus loin j'aimerais avoir votre avis. Cherche-t-on à se définir par une vision de nous-même renvoyée dans le passé? ...m'enfin....est-ce que, tut simplement, je serais en train de fabuler?

 Frère Jean
 Messages postés : 25
 Paix, mes frères!
 Frère Jean
  Posté le 08/11/2006 20:01:08
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C'est une question intéressante, que je me pose, qu'on me pose. Elle a déjà été abordée il y a quelques années sur le site »Le loisir historique au Québec». Il me semble que nous n'avions pas alors vraiment trouvé de réponse pleinement satisfaisante.
Pourquoi la reconstitution? pourquoi le Moyen Âge et quel Moyen Âge? Nostalgie d'une époque que nous n'avons de toute façon pas connu. Ou alors le Moyen Âge est-il particulièrement chargé de contenu archétypique selon l'approche de Jung? Je ne sais pas.

Frère Jean (perplexe).

Frère Jean
 OB
 Messages postés : 223
 ubi solitudinem faciunt, pacem
appellant
 OB
  Posté le 08/11/2006 23:38:40
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          Bonne réflexion qui revient assez régulièrement. On dirais qu'elle revient particulièrement lorsqu'on constate le grand nombre de nobles et chevaliers, de jolie Dames, etc. Ou lorsqu'on prend conscience de la charge émotive investie par ceux qui pratiquent le loisir.

          J'approche le loisir comme mon travail de comédien. Le personnage est un personnage. Mais je crois qu'en événnement, puisque le personnage n'est pas tenue en permanance, la confusion est facile à installée entre la personnalité et le personnage de l'interprète, qui s'alternent allegrement selon les contextes et circonces dans la journée... Et souvent, les personnes de responsabilités dans l'associations civiles (sur le point de vue légale) le sont par leurs personnages dans la collectivité fictive. On voit rarement un président de CA interpréter un palfrenier de bas étage.

               Ob

 Frère Jean
 Messages postés : 25
 Paix, mes frères!
 Frère Jean
  Posté le 09/11/2006 08:46:54
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Bonjour Ob,

En effet, on dirait qu'il y a une projection d'une partie de l'identité de la personne dans le personnage qu'elle incarne. C'est comme si c'était l'occasion de révéler une partie de soi qui est habituellement estompée, de manifester une préoccupation latente ou de canaliser certaines pulsions (comme l'agressivité) qui pourrait sembler inacceptable en d'autres circonstances. En évènement de reconstitution on habite beaucoup plus le personnage qu'on ne le joue. Il semble s'agir, selon les circonstances, d'actualisation de soi ou de catharsis.

Frère Jean

Frère Jean
 Chiara La Piemontesa
 Administrateur
 Messages postés : 167
 "Il y a des choses qui
s'expliquent seulement à qui
veut les comprendre" -
Germaine Guèvremont
 Chiara La Piemontesa
  Posté le 09/11/2006 09:25:19
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Réflexion mûre, surtout avec la considération que la majorité des personnes qui s'impliquent dans le loisir historique y mettent beaucoup plus de passion que dans la majorité d'autres loisirs.

Est-ce que la question de recherche identitaire est reliée au besoin de se plonger dans le passé ? Très certainement ! Or, cette quête est définie selon la personnalité et les intérêts du reconstituteur, donc ne se manifeste pas, je crois, de la même façon pour tout le monde.

Quelques typologies d'adeptes du loisir historique (mon humble opinion)...

- Le passionné-obsessif: il connaissait tout sur l'Éocène, les corps noirs, la mythologie grècque et romaine, ou la faune de Malaisie dans sa jeunesse. Lorsqu'il est passionné de quelque chose, il veut tout apprendre sur le sujet. Il découvre dans l'histoire une somme d'intérêts infinis à explorer. Il retrouve son identité non pas dans les liens humains, mais dans sa capacité à tout apprendre sur un sujet.
- Le passionné-harmonieux: il a toujours adoré l'histoire, et passera des centaines d'heures à rechercher, coudre, commander, forger, etc. mais crée un équilibre entre sa vie moderne et son loisir (les passionnés-harmonieux basculent parfois dans l'obsession et vice-versa). Son identité est déjà solidement ancrée avant qu'il ne se soit lancé dans le loisir.
- Le mésadapté social: toujours rejeté pour ses pairs depuis la tendre enfance, il retrouve une communauté qui accepte ses eccentricités et dans lequel il peut même avoir une certaine notoriété et rang social. Le groupe lui fournit une raison d'être collective.
- Le cynique de la vie moderne (ou le nostalgique): il a souffert des réalités de la vie moderne: communautés dispersées, anonymat des villes, éclatement des familles, déclin écologique de la planète, guerre nucléaire, chômage... Il voit dans l'histoire vivante un exutoire qui lui permet d'échapper aux réalités quotidiennes. Il idéalise d'autres périodes au-dessus de la sienne. Il veut se créer une identité à l'extérieur de son époque.
- L'enfant perpétuel: pour lui, l'histoire vivante est un grand jeu. On peut "faire semblant", "jouer à la guerre" et toujours avoir de nouveaux joujous.
- Le social: la reconstitution est une excuse pour un grand "party" entre chums. Son réseau social est ancré dans un groupe avec lequel il passe des fins de semaine en "camping médiéval".

Existe-t-il d'autres typologies ? Ai-je tort ?

Je ne sais pas si, comme le mentionne le frère Jean en citant Jung, nous recherchons une identité dans un inconscient collectif historique. Jung lui-même précise l'archétype du héros dans notre mémoire collective, ce que recherchent certainement les nostalgiques lorqu'ils représentent des preux chevaliers et gentes dames, entre autres...

Discussion complexe pour un jeudi matin...

--Message edité par Chiara La Piemontesa le 2006-11-09 09:26:24--

 Frère Jean
 Messages postés : 25
 Paix, mes frères!
 Frère Jean
  Posté le 09/11/2006 11:20:44
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Bonjour Chiara,

Il s'agit là d'une typologie très intéressante. C'est fascinant de voir à quel point il nous vient immédiatement des noms en tête. Personnellement, et pour le plaisir de discuter, j'envisagerais quatre types:Érudit, social, nostalgique, mésadapté. Peut-être pourrions-nous voir aussi dans chacun de ces types  un pôle positif et un pôle négatif.
Pour l'érudit c'est déjà fait «Harmonieux-obsessif».
Social: soit animateur-organisateur (positif), soit syndrome de Peter Pan (négatif).
Nostalgique: environementaliste et humaniste (soucis de l'écologie, soucis de replacer l'humain au centre des préoccupations), utopiste(le passé était parfait, même si ce n'est pas vrai).
Mésadapté: Il est difficile d'exprimer en seul mot le côté positif, je dirais que l'individu trouve là l'occasion d'une seconde chance afin de pouvoir s'épanouir et s'adapter. Ou alors, négativement, il continue le processus de fuite.

Je croirais aussi que tout reconstituteur a une part de chacun des quatre types.

Frère Jean.

Frère Jean
 Chiara La Piemontesa
 Administrateur
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 "Il y a des choses qui
s'expliquent seulement à qui
veut les comprendre" -
Germaine Guèvremont
 Chiara La Piemontesa
  Posté le 09/11/2006 13:54:36
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Bravo pour la synthèse ! Je crois que ça résume bien. Et effectivement, tout le monde touche, à un moment ou un autre, à chacun de ces types.

Car s'il n'y avait que du négatif dans chacun des types, peu de gens s'aventureraient à la reconstitution historique ! Cela doit combler des besoins de la fameuse pyramide de Maslow à quelque part.

 Lorenzo
 Administrateur
 Messages postés : 131
 "Les hommes sages parlent
parce qu'ils ont quelque
chose à dire; les idiots parce
qu'ils doivent dire quelque
chose." - Platon
  Posté le 09/11/2006 16:25:46
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Pourquoi fait-on de la reconstitution? Chaque personne a ses propres raisons, et cela devient aussi spécifique et particulier que n'importe quel autre intérêt personnel.

Je ne crois cependant pas que le Moyen Âge ait quoi que ce soit de plus extraordinaire ou de particulier par rapport aux autres époques. Plus de 100 000 personnes reconstituent la guerre de Sécession américaine, ceci en Amérique seulement, et je ne parle pas de l'Europe, ni de l'Océanie. Des milliers de Japonnais reconstituent la guerre du Viet-Nam (et oui, en tant que G.I. américains!). Les guerres napoléonniennes regroupent plusieurs dizaines de miliers de reconstituteurs à travers le monde.

Le Moyen Âge n'est pas la période la plus populaire. Cependant, chaque période a un certain attrait pour un certain public, dans une certaine région. Il y a autant de romantisme associé à la période de la guerre de Sept Ans (surtout pour les Américains) qu'il peut y en avoir pour certains Québécois envers le Moyen Âge. Et je n'embarque même pas dans la guerre de Sécession. Si certains au Québec pensent que les les adeptes du Moyen Âge sont fanatiques, ils n'ont encore rien vu...

--Message edité par Lorenzo le 2006-11-09 16:26:27--

 Chiara La Piemontesa
 Administrateur
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 "Il y a des choses qui
s'expliquent seulement à qui
veut les comprendre" -
Germaine Guèvremont
 Chiara La Piemontesa
  Posté le 09/11/2006 16:35:14
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...mais je crois que Wilhelm cherche à comprendre le pourquoi psychologique de cette popularité, qu'elle soit limitée à la période du Moyen-Âge ou non...

Et l'argument se tient: si l'histoire vivante est aussi populaire, c'est qu'il y a forcément un bien-être psychologique qui en est retiré, quelle que soit la motivation des gens. Ce sont ces motivations que nous cherchons, si je ne me trompe.

Mais tant qu'à y être, pourquoi la passion Moyen-Âge au Québec, spécifiquement, alors qu'ailleurs, on a une plus grande tendance à reconstituer un passé qui nous appartient collectivement ? Il existe des groupes Tchèques qui reconstituent la Guerre de Sept ans en Amérique, des Japonais qui "font" la Guerre de Sécession, et des Allemands norois. S'agit-il simplement d'un choix désintéressé, ou d'un refus de la mémoire collective telle qu'elle existe ? (Parce qu'au Québec, on est bons pour oublier ou réécrire notre histoire !) L'étude comparative serait intéressante, à qui voudrait s'y... résigner !



--Message edité par Chiara La Piemontesa le 2006-11-09 16:39:04--

 Lorenzo
 Administrateur
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 "Les hommes sages parlent
parce qu'ils ont quelque
chose à dire; les idiots parce
qu'ils doivent dire quelque
chose." - Platon
  Posté le 09/11/2006 16:53:01
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Je crois que cela reste un choix individuel selon notre intérêt personnel. Pourquoi certains veulent à tout prix grimper l'Everest? Ou courir un marathon? Ou faire le tour du monde en voilier? Ou collectionner des timbres? Ou dormir dans un trou de bouette avec un mousquet rouillé? Ou suer en plein soleil avec trois épaisseurs de laine? La question de justification est la même peu importe le loisir, on y retire quelque chose pour soi-même. Est-ce quelque chose de plus unique en reconstitution? Personnellement, je ne crois pas. Je trouve la reconstitution aussi banale que n'importe quel autre loisir, avec ses adeptes qui représentent un éventail complet, du suiveux désintéressé au passionné le plus extrême.

--Message edité par Lorenzo le 2006-11-09 17:49:30--

 OB
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 ubi solitudinem faciunt, pacem
appellant
 OB
  Posté le 09/11/2006 19:30:07
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''Est-ce que la question de recherche identitaire est reliée au besoin de se plonger dans le passé ? Très certainement ! Or, cette quête est définie selon la personnalité et les intérêts du reconstituteur, donc ne se manifeste pas, je crois, de la même façon pour tout le monde. ''

          Effectivement, l'approche et les intérêts sont propres à chacuns, influencés par ce qui est disponible et qui correspond le mieux ou de plus près à leurs attentes... Par contre, j'irais pas jusqu'à dire que la question identitaire soit reliée au besoin de se plonger dans le passer... Mais plutôt l'inverse. Se plonger dans le passer répondrait au besoin identitaire. ils sont reliés, certes, mais je crois que le besoin identitaire naît en premier... Et le plongeon dans le passé est UNE réponde à ce besoin... Bien plus que l'inverse, où le plongeon dans le passé provoquerait le besoin identitaire ? Là on se lance dans la réthorique... Si je me rappel bien mes cours... Quoi que philosophie de la sexualité m'ait plus marqué que celle de l'Antiquité... Peut-être sont aspect... Pratique...  Heuuu... J'veux entendre ''utile''... Enfin...

        Ob

 Wilhelm
 Messages postés : 63
  Posté le 09/11/2006 20:08:26
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Les pistes lancées sont intéressante. Je me posais la question à savoir s'il y a des gens qui plongent dans le passé (reconstitution pour certains) afin d'y rechercher une forme de racines. Le Moyen Age a ceci d'intéressant; plusieurs de nos modes de vies en découlent directement (juste à prendre l'aspect social des repas par exemple) et c'est également tout autant une période où les gens étaient complètement différents de nous d'où une forme d'exotisme. Les Allemands du début du 19e siècle ont puisé dans leur conception du Moyen Age pour se forger une forme d'Antiquité qui leut était propre pour donner assise à leur recherche identitaire. SOmmes-nous en train d'agir un peu de la même façon?
Il n'est absolument pas difficile de faire de petites recherches pour constater la multitudes de liens nous unissant presque directement à une période ou une autre. De plus, il y a bien des gens qui recherchent justement ça! Cependant il y a un piège ici. Paul Ricoeur l'avait expliqué avec les concepts de mêmeté et d'ipséïté. Suis-je en train d'extrapoler par el fait même dénaturer la pensée de Ricoeur? Absolument pas.  Des reconstituteurs plus chevronnés (Lorenzo par exemple) pourront surement confirmer qu'il y a des gens dans la reconstitution qui ne font que projeter leur propre personne dans le passé, avec ses références culturelles et valeurs modernes de sorte qu'avec les indices affiliant directement nos modes de vies à ceux de nos ancêtres ils justifient la projection dans le passé de leur propre personne avec leur caractère propre (ipséïté). Ils cherchent donc à s'approprier une période par voie identitaire pour finalement essayer de voir comment ils auraient été jolis s'ils avaient été peints dans une image du 15e siècle par exemple. Comme si leur place dans cette image était alors justifiée.
En ce qui concerne la mêmeté et bien ça serait simplement de constater que des gens d'une autre époque auraient pu être comme nous (taille, poids, couleur de yeux, intelligence, etc...)mais ici il n'y a aucune référence culturelle ou sociale.
Nous nous somme tous un jour ou l'autre imaginé comment cela aurait été si nous avions vécu à telle ou telle époque, nous avons donc tous expérimenté peu importe à quel niveau d'implication le concept d'ipséïté.
Ayant ça en tête je me demande si c'est une chose saine que de faire de la "reconstitution". Pour ma part je préfère dire que je fais de l'archéologie expérimentale puisque je ne puis me détacher de mes références modernes et l'influence qu'elles ont eu sur moi (quoi que je puisse parfaitement me confondre dans un camp de reconstitution n'ayez crainte). C'est un choix qui est motivé par ma curiosité et mon perpétuel questionnement. Mais ce choix est également justifiée par une quelconque quête identitaire. Ce n'est pas du tout que je sois en train de me chercher mais bien j'essaie de comprendre comment ont évolué les choses pour venir jusqu'à nous et comment ces modes de vies sont employés de nos jours tout à fait candidement sans se poser de question, sans savoir d'où ça vient. Donc, j'essaie d'expérimenter les choses en réunissant les facteurs propres à ceux du temps (du moins, le plus possible)

J'ai tellement de choses à dire....

 OB
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 OB
  Posté le 09/11/2006 20:27:11
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         Tellement de choses à dire... D'intéressante... Pour ma part, je n'ai jamais véritablement pensé à me positionner, moi François, à la place de l'ensgeniors XVe qu'est Obradov... C'est une grande forme de pièce de théâtre, mais vivante... Plus prêt de l'impro... qui pourrait se lire comme une cartre de match;

- l'improvisation mixte, nombre de joueur et équipes, illimitées. ayant pour thème, un camps suisse XVe, handicape, historicité. Durée, une fin de semaine... Prittt.... (coup de sifflet et immédiatement après... Gazou... Pour décrochage...  

            Je ne rêve pas au passé... J'en admire ce qui est bon et bien... Et en retient ce qui pourraît toujours être utile demain !!

          Ob

 OB
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 ubi solitudinem faciunt, pacem
appellant
 OB
  Posté le 10/11/2006 00:52:35
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           Je travaillais et réfléchissais encore à ce questionnement...  crois que c'est pour cette raison que je penses sérieusement à délaisser l'aspect militaire. Puisque l'approche plus reconstitutrice est un intérêt assez récent, je m'apperçois rapidement des limites que ça comporte dans le fond... Et de l'immensité de la vie artisanne.

           J'irais pas jusqu'à dire que me retrouver au moyen âge, c'est ingénieur que j'aurais voulu être ?? J'aurais surement préféré une vie éloingnée des affres de la guerre... Et encore... Les pauvres gens disposaient bien moins de choix de carrières que nous aujourd'hui... Mais j'aimes bien ma phrase finale... Je crois que c'est la formule poêtique qui résume le mieux ma pensée...

         Ob

''Je ne rêve pas au passé... J'en admire ce qui est bon et bien... Et en retient ce qui pourraît toujours être utile demain !!''

 Frère Jean
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 Paix, mes frères!
 Frère Jean
  Posté le 10/11/2006 10:38:16
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Bonjour,

J'ai lu hier soir, et relu ce matin les précédents messages et j'aimerais commenter les propos de Lorenzo.
Dans l'un de ses messages il dit; "Je trouve la reconstitution aussi banale que n'importe quel autre loisir,...". Il parle aussi d'alpinisme et et navigateur solitaire etc.
Je pense que certains loisirs demandent un engagement beaucoup plus sérieux et présentent énormément plus de risques  que d'autres. On a moins à craindre pour sa sécurité en collectionnant des timbres qu'en franchissant le Cap Horn en voilier ou qu'en escaladant l'Everest.
Ceci dit, je crois que la question de Wilhelm ne sous-entendait pas que la reconstituion était quelque chose d'extraordinaire, peu importe l'époque choisie d'ailleurs, mais quelque chose de spécifique.
Quel est l'aspect précis de la personnalité qui amène quelqu'un à choisir l'alpinisme, la navigation solitaire ou la reconstitution? Quel est ce petit quelque chose de différend qui nous oriente dans une direction plutôt que dans une autre? Je crois que c'était là le sens de sa question. Qu'est-ce qui est spécifique et particulier à ceux qui font de la reconstitutions? que recherchent-ils et quels sont leurs motivations profondes?

Frère Jean.

Frère Jean
 Lorenzo
 Administrateur
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 "Les hommes sages parlent
parce qu'ils ont quelque
chose à dire; les idiots parce
qu'ils doivent dire quelque
chose." - Platon
  Posté le 10/11/2006 11:18:28
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Pour votre information, j'ai parfaitement compris le sens de la question. Nous avons juste un désaccord sur la spécificité de la reconstitution. Je maintiens ma position que cela ne prend pas de caractère particulier ni de particularité sociale pour faire cette activité. C'est une question d'intérêt personnel, et non de mésadaptation sociale, mal de vivre, etc, bien qu'il y ait de ces personnes au sein du loisir, comme dans n'importe quel autre.

--Message edité par Lorenzo le 2006-11-10 11:22:16--

 Chiara La Piemontesa
 Administrateur
 Messages postés : 167
 "Il y a des choses qui
s'expliquent seulement à qui
veut les comprendre" -
Germaine Guèvremont
 Chiara La Piemontesa
  Posté le 10/11/2006 12:25:47
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Hmmm... La seule façon de percer le mystère serait de faire un sondage à la CROP auprès de 1 200 adeptes
 

Et encore faudrait-il que les questions soient bien choisies !!!

On ne peut faire que de la spéculation, entre-temps, à partir d'observations personnelles...

--Message edité par Chiara La Piemontesa le 2006-11-10 12:26:19--

 Frère Jean
 Messages postés : 25
 Paix, mes frères!
 Frère Jean
  Posté le 10/11/2006 13:05:19
Send a private message to Frère Jean
Bonjour Lorenzo,

Je ne doute pas que vous ayez bien saisi le sens de la question de Wihlem. Parfois au cours d'une discussion on est entraîné loin du propos initial et on perd de vue le point de départ.
Je ne crois pas non plus que cette activité soit le rendez-vous priviligié de caractériels mésadaptés.
Il est difficile de dire pourquoi on n'aime ou n'aime pas tel ou tel chose; le tout étant une question d'intérêt personnel, comme vous le dites bien. Mais justement quel intérêt nous amène en reconstitution et quel autre nous conduit en musique ou au basket-ball? Peut-on le discerner et le comprendre, ou s'agit-il de quelque chose de d'arbitraire, d'insaisissable? Est-il même utile de se poser la question?

Frère Jean.

Frère Jean
 Courtrait
 Messages postés : 31
  Posté le 10/11/2006 14:21:04
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La question initiale:
Pourquoi fait-on de la reconstitution?

Je ne peux répondre que pour ma personne. Les raisons de l'existence du mouvement lui-même est une toute autre question.

Est-ce que je vois mes efforts de reconstitution comme une recherche d'identité? Je répond non. Je sais qui je suis sans ça. Ce n'est pas le désir de réaliser une vision de ma personne qui me pousse à faire ce que je fais.

L'engouement pour le médiéval est par contre profondément ancré en moi. Pourquoi? J'imagines qu'une foule de petits éléments contribuent à cette facette de ma personnalité, et que la mahorité de ceux-ci originent de ma tendre enfance (mais je n'ai aucun exemple qui me viennent en tête...). Bref, j'ai de mémoire toujours été fasciné par les choses classiques du médiéval: les épées, les chevaliers, les châteaux, etc...

Comme mentionné ailleurs, je suis un fervent participant de Bicolline, le plus intense grandeur nature au Québec. Mon arrivée dans ce milieu s'est fait par hazard, et mon premier réflexe a été de chercher des informations sur le médiéval (aspect scientifique qui prend le dessus). L'idée était de me bâtir une cotte de maille (méchante job!). À travers ces recherches, on se rend vite compte que si le monde du LARP est vaste et riche en information, celle-ci me laissait sur ma faim... Je suis rapidement passé outre la chemise lacée si caractéristique des participants à ces activités.

Une deuxième étape de recherche m'a ouvert les yeux sur les grands groupes de reconstitution historique: St-Georges, Guild of St-Olaus, 1476 Stadsomething... Et le coup de foudre a été instantanné. Ma ligne directrice était tracée: Toujours mieux.

Pour ce qui est des classifications, c'est jamais une bonne idée de s'embarquer sur cette pente très abrupte. Les boîtes et les descrïptifs n'ont jamais rien donné de bon. Il est difficile d'enlever l'élément "dénigration" de quelque système de classification que ce soit.

Pour finir par le réponse à la question posée, je dirais que je fais de la reconstitution (ou tente de faire de la reconstitution) par désir de faire des activités médiévales les plus "correctes" possibles.
Le jeu est intéressant, mais à ses limites.
Les présentations au public sont intéressantes, mais ne sont pas la seule raison.

Dans le fond, c'est la façon que j'ai trouvé de "jouer aux chevaliers" de façon mature
Hugo

 Chiara La Piemontesa
 Administrateur
 Messages postés : 167
 "Il y a des choses qui
s'expliquent seulement à qui
veut les comprendre" -
Germaine Guèvremont
 Chiara La Piemontesa
  Posté le 10/11/2006 15:12:49
Send a private message to Chiara La Piemontesa
C'est une question de l'oeuf et de la poule, peut-être. De mon côté, je me suis lancée passionnément dans d'autres intérêts et loisirs, comme la course à pied, le triathlon, le judo, la musique... Je crois que ma nature passionnée définit comment j'intègre mes loisirs à ma vie. On est aussi différent à chaque étape de sa vie, donc forcément les intérêts et le temps qu'on peut y consacrer varient.

Par contre, je crois qu'on retrouve beaucoup plus de passionnés en reconstitution historique (ou archéologie expérimentale) que dans beaucoup d'autres hobbies, simplement parce que l'exigence de départ est telle qu'il faut vouloir ! Contrairement à la course à pied, par exemple, qu'on peut faire intensément ou pas, la reconstitution exige une certaine rigueur et beaucoup de temps qu'un non-passionné (impassionnel ? impassif ?) n'investirait pas nécessairement dans son loisir.


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